Nouvelles

 
11 Septembre 2017

Les Richeloises

Réalisée en 2017, l’œuvre est le fruit d’une commande de COGIR. Elle a pour titre Les Richeloises, en référence à son lieu d’implantation face à l’édifice du même nom à McMasterville au Québec.

Cette sculpture, d’une hauteur de 2,50 mètres et d’une envergure de 4 mètres est faite en résilice (résine de polyester et silice). Elle comprend trois femmes dansant main dans la main sur une base circulaire. Celles-ci appartiennent à des générations différentes. La plus âgée, les deux pieds au sol, entraîne dans sa danse les deux autres, en apparence plus agiles.

Tout dans cette sculpture est l’expression de la beauté féminine. À preuve, le mouvement harmonieux des corps, les physionomies souriantes, les robes longues, les chevelures abondantes accordées aux voiles flottant dans l’air. La force de l’œuvre, au-delà de toute sensiblerie, provient d’une composition originale dans laquelle se retrouve en parfait équilibre une conjugaison de masses pleines et d’espaces vides provoquant l’illusion d’un mouvement réel. C’est à travers ce mouvement plus que dans la seule beauté des visages et des corps que s’expriment ici certains aspects de « l’éternel féminin » parmi les plus significatifs : grâce, douceur et délicatesse.  

L’inauguration de l’œuvre a eu lieu le 11 septembre 2017.

11 Septembre 2015

Passage à gué

Avec l’installation récente de « Passage à gué » au Parc Beauséjour, le Jardin de sculptures de Rimouski compte maintenant sept œuvres, toutes réalisées sur le thème des relations humaines. Ici, la légèreté bondissante de l’enfant (au centre de l’œuvre) et la prévenance des parents (qui forment une voute) expriment à la fois les valeurs de liberté et de protection. Sur le plan proprement sculptural, le rapport dynamique qui existe entre les vides et les pleins en font une pièce éloquente sous tous les angles.

07 Août 2015

Le cocktail, les congressistes et le mariage : trois sculptures conçues pour l’Hôtel Rive-Gauche

Le défi est toujours grand d’illustrer en sculpture une activité pouvant paraître factuelle ou, au contraire, déjà chargée symboliquement. L’esthétique doit alors transcender l’anecdote ou éviter le cliché pour que l’œuvre ait sa propre résonnance. Pour traduire en sculpture les trois grandes activités se tenant à l’Hôtel Rive-Gauche dans un environnement  à la fois chic et champêtre, l’artiste a travaillé à partir d’une convention, soit la relation entre deux personnes. Ainsi, des activités aussi diversifiées que la restauration, les réunions d’affaires et les mariages ont pu trouver un écho dans cette trilogie l’élégance et le caractère monumental de la sculpture se confondent.   

 

Le cocktail (remarques de l’artiste)

Une sculpture n’étant pas une annonce publicitaire, j’ai  surtout  voulu dans Le cocktail déborder le thème de la bonne table  et des bons vins;  même si l’Hôtel Rive-Gauche est très réputé à ce chapitre, mon intention a  d’abord été  de créer  un instant de vie. J’ai voulu, tout en montrant  la  beauté physique des deux jeunes femmes en présence, mettre en évidence leur  bienveillance réciproque. Voilà pourquoi cette œuvre, tout en exprimant une action concrète facilement perceptible par tout un chacun, est avant tout l’expression d’une relation humaine tournée vers la joie de l’échange au-delà des rôles  ou  d’une différence de statut social entre la serveuse et sa cliente.  

 

Les congressistes (remarques de l’artiste)

À  l’opposé de cette première œuvre exprimant un moment de repos, la seconde illustre surtout une tension : celle que l’on  connaît  lors d’une période d’intense réflexion. L’Hôtellerie Rive- Gauche étant  le foyer de nombreux congrès, il importait d’y placer une sculpture rappelant cette activité. L’œuvre, intitulée justement Les congressistes, se veut  représentative d’une séance de travail: celle d’un couple en train de poursuivre une recherche, par le son et l’image, au moyen de ces outils indispensables que sont devenus l’ordinateur et le téléphone portable. Un grand cartable s’ajoute à l’ensemble: au bras de l’homme, en position verticale, cet élément rectangulaire fait écho à  l’ordinateur posé obliquement sur la table, face à la femme qui s’y appuie fermement. Comme dans l’œuvre  précédente, on perçoit bien dans cette sculpture-ci l’accord formel  qui existe entre les personnages et les objets qu’ils utilisent: autant les lignes courbes envahissent la première sculpture, autant ce sont les droites  qui prédominent dans la seconde.  

 

Le mariage (remarques de l’artiste)

La troisième sculpture, Le mariage, n’est pas visible de la rue car elle est située dans le jardin, à l’arrière de l’édifice, spécialement utilisé lors de cérémonies nuptiales. L’œuvre, comme les deux précédentes  est plus grande que nature. Elle représente un couple de nouveaux mariés;  non pas en position statique comme devant la caméra, mais en marche, avec leurs jeunes visage souriants tournés l’un vers l’autre. J’ai voulu  de cette façon exprimer symboliquement l’idée d’un avancement, à deux, dans l’existence. L’œuvre, tout en étant traditionnelle en apparence, par les incontournables costumes de cérémonie, trouve son originalité dans des accords formels harmonieux; notamment dans la traîne de l’épousée qui ondule derrière elle comme une vague, et jusqu’à cette cravate du jeune mari qui semble au vent vouloir la rejoindre. Toutefois,  ces détails, qui sautent aux yeux à prime abord, ne seraient que des éléments anecdotiques sans valeur s’ils n’étaient pas soutenus au point de départ par une construction formelle, elle-même signifiante. Autrement-dit, en sculpture, le climat d’euphorie que vivent ensemble deux êtres au moment de leur promesse d’union n’émane pas que de leur costume d’apparat ou  de leur seule physionomie mais du rythme de leur démarche entière. Voilà ce que j’ai voulu montrer ici.  

  

22 Mars 2014

Couple enjoué dans la neige

 
L'art monumental habille non seulement l'espace public, mais il revêt et révèle aussi la beauté des saisons. L'art du regardeur est aussi une création, a fortiori lorsque celui-ci est un photographe de talent comme Martin Hughes.
 
Informations techniques de la prise de vue
Caméra : NIKON D600
Focale : 55 mm
ISO : 125
Ouverturef/2.8
Vitesse d'obturation : 1/500 
21 Mars 2014

Projets de monuments commémoratifs pour Lac-Mégantic et L'isle-Verte

 
L'artiste peut jouer plusieurs rôles au sein d'une communauté. L'un de ces rôles, c'est sans doute de représenter la vie, dans ce qui se vit de beau ou d'effroyable; c'est d'être interpellé et de produire une œuvre avec une certaine portée symbolique qui résiste au temps et qui accompagne la mémoire des hommes. Récemment, le Québec n'a pas été épargné par des drames qui, on le sait, auraient pu être évités. Le caractère funeste des tragédies du Lac-Mégantic et de L'Isle-Verte imposa ici à l'artiste une esthétique « distanciée » qui laisse place, tel un espace vierge, à ces vies qui ont été fauchées. Ce travail d'évocation prend forcément deux formes différentes bien qu'apparentées par leur élégance et l'équilibre qui existe entre les pleins et les vides, la « présence » et la « disparition ». 
 
Chaque monument commémoratif réunit un nombre d'éléments architecturaux équivalant au nombre des victimes. La couleur blanche incarne la pureté, l'essence même de la vie et l'envers du sinistre. Les 47 colonnades du projet du Lac-Mégantic évoquent non seulement les personnes, mais aussi les arbres calcinés, ébranchés et demeurés debout après l'incendie, tandis que les 32 voiles bombées au vent d'un voilier schématisé rappellent la vie de ceux et celles qui vivaient au bord du fleuve et qui étaient portés par une vie bien remplie avant leur dernière escale.  Au centre de ce monument, le vide s'apparente à une croix (pour les gens qui veulent bien la voir). L'idée du bateau associée au passage dans une autre vie date de l'antiquité égyptienne (la barque de Rê). Les noms des disparus seront inscrits sur le flanc du bateau en rangées verticales sous les voiles, ce qui les relie de manière plus personnelle.
 
En suivant ce lien, vous pourrez voir un reportage du Téléjournal diffusé le 10 mars dernier (entre 30:32 et 43:55).
 
Vous pouvez aussi lire l'article de Pierre Michaud, du Progrès Écho, en suivant ce lien.
02 Novembre 2013

L’esseulée

 
Voici L’esseulée, la plus récente œuvre de Langevin, commanditée par un donateur anonyme, à la suite du suicide d’une adolescente, victime d’intimidation.
 
L’œuvre a été réalisée en fibre de verre en douze exemplaires dans le but d’être installée aux quatre coins du Québec.
 

Description

L’œuvre nous montre trois adolescents légèrement plus grands que nature, en position assise sur deux bancs. Les personnages, par leur attitude, sont représentatifs des trois éléments propres au phénomène de l’intimidation : l’intimidateur, le témoin, la victime. À noter que l’espace vacant près de L’esseulée permet à quiconque désire symboliquement l’accompagner, de s’asseoir à ses côtés. Ainsi par sa présence, le spectateur prend littéralement position contre l’intimidation. Lorsque cette version virtuelle de l’œuvre est acheminée sur le Web par une photo, le message prend alors toute sa dimension. 
 

Historique du projet

Il n’est pas habituel pour Langevin, comme chez bien des artistes, d’associer son art à la défense d’une cause si grande soit-elle. En ce cas-ci, c’est à la suite du suicide médiatisé d’une adolescente de la Gaspésie qu’il a répondu à l’appel d’un donateur anonyme voulant installer une œuvre dans cette région.
 
Le sculpteur s’est senti concerné non seulement par ce suicide duquel il fallait collectivement pouvoir tirer des leçons, mais aussi par le fait qu’une de ses propres filles avait jadis elle-même été gravement intimidée. Une fois le modèle original de L’esseulée réalisé en argile, l’idée de multiplier l’œuvre en vue de la placer en divers endroits du Québec s’est imposée
 
Toutefois, l’élan du cœur de l’artiste (qui ne récolte aucun profit des reproductions qu’il réalise avec son équipe) ne pouvait à lui seul réussir à convaincre les instances municipales ou régionales d’acquérir une œuvre et d’assumer les coûts minimums de production, soit 10 000 $. Heureusement, quantité de personnes un peu partout en région se sont mobilisées pour faire connaître le projet et faire en sorte qu’il voit le jour dans leur coin de pays. Pour aider à cette diffusion élargie de L’esseulée, un donateur s’est engagé à couvrir les frais de transport et d'installation sur les sites choisis par les municipalités. Il s’agit de la Société de gestion COGIR dont l’engagement social, notamment auprès des retraités, est bien connu. Dans les faits, c’est une véritable chaîne humaine qui s’est formée avec l’objectif de mettre un terme à la banalisation du phénomène de l’intimidation.
 
Cette campagne spontanée est en bonne voie de se réaliser à la grandeur du Québec puisque sept municipalités (Mont-Joli, Mont-Laurier, Ste-Adèle, Fermont, Chandler, LaSalle, St-Lambert) ont déjà fait l’acquisition de l’œuvre tandis que quatre autres (St-Félicien, La Sarre, Cap-Rouge, Magog) sont sur le point d’en faire autant.
26 Octobre 2013

L’allée des sculptures du parc Beauséjour à Rimouski prend forme

 
C’est à la fin de l’été 2013 que deux nouvelles sculptures (Rencontre sous-marine et Tourbillon) sont venues prendre place dans L’allée des sculptures du parc Beauséjour. Rappelons qu’en imaginant cette allée composée de dix sculptures monumentales, Roger Langevin a soumis à la ville de Rimouski un projet d’envergure sans pareil au Québec. Depuis octobre 2012, déjà six sculptures, disposées à bonne distance les unes des autres, entre un sentier pédestre  et une piste cyclable en bordure de la rivière Rimouski, font la joie des visiteurs.
 
Chaque œuvre figure un aspect des relations humaines. Une fois complété, l’ensemble des œuvres abordera les différentes périodes de la vie. Selon l’artiste, il s’agit d’une mise en valeur des rapports amoureux, amicaux et intergénérationnels qui nous ramènent aux joies premières de l’existence
 
C’est d’abord grâce à un premier partenariat entre la ville de Rimouski, la Corporation des monuments publics de Rimouski, l’UQAR et sa Fondation si ce projet a vu le jour. Ce nouveau patrimoine de nature artistique ne pourrait pas prendre racine dans la collectivité sans l’apport essentiel d’intervenants  du privé qui, comme Cogir et Boralex, saisiront l’occasion d’exprimer leur RSE (responsabilité sociale d’entreprise). Une campagne de financement sera lancée très prochainement par la Fondation de l’UQAR à cet effet.
08 Octobre 2012

Le rayonnement de L'Esseulée

L’implantation de l’œuvre L’Esseulée dans différentes villes du Québec va bon train. L’œuvre qui devrait être produite en douze exemplaires a été inaugurée le 28 septembre à Mont-Laurier et le 4 octobre dernier
à Mont-Joli
. Rappelons que cette sculpture a pour objectif de contribuer au discours fustigeant le phénomène de l’intimidation en lui donnant et force (par sa présence physique) dans un milieu donné.

Plusieurs personnes s’offrent spontanément pour faire avancer le projet de cette œuvre thématique dans leur municipalité. Ainsi, une résidente et femme d’affaires de St-Lambert, madame Louise Ménard, a déjà accepté avec enthousiasme de défrayer une partie des coûts de l’œuvre. D’autres résidents seront appelés sous peu à se joindre à elle.  Puis, une fois la somme requise amassée, l’Esseulée sera remise à la ville de St-Lambert, à qui reviendra la décision de placer l’œuvre dans l’un de ses parcs.
 
Ce projet couvrant l’étendue de la province, un autre donateur s’est engagé à défrayer les frais de transport pour les municipalités désireuses de participer à cette campagne spontanée. Il s’agit de la firme immobilière COGIR dont l’engagement social, notamment auprès des retraités, est bien connu.
19 Juillet 2012

L’allée des sculptures au Parc-Beauséjour de Rimouski

Voici, dans l'ordre, les quatre premières sculptures de Langevin qui ont été implantées au parc Beauséjour à Rimouski en septembre 2012. Six autres sculptures du même artiste viendront s'y ajouter dans les cinq prochaines années

Disposées à bonne distance les unes des autres, entre un sentier pédestre et une piste cyclable en bordure de la rivière Rimouski, les dix sculptures monumentales formeront comme un tout cohérent et par la thématique et par le style. Les scènes relationnelles inscrites dans les quatre premières sculptures qui ont pour titres Les patineuses, Première envolée, Couple enjoué et Lutte aquatique, nous donnent déjà un bon aperçu de cette allée de sculptures en devenir. En réalité, au dire de l’artiste, il s’agit de l’installation d’une seule œuvre comprenant plusieurs éléments : sorte de mise en relief des rapports amoureux, amicaux et intergénérationnels qui nous ramènent aux joies premières de l’existence.

Il s’agit , il va sans dire, d’un projet d’envergure sans pareil au Québec. Plusieurs facteurs et conditions le rendent possible. D’abord la volonté et la capacité de l’artiste qui, après quarante ans de métier en art monumental, désire entreprendre ce qu’il appelle lui-même l’œuvre de sa vie. Ensuite, une conjoncture favorable découlant d’un partenariat entre la ville de Rimouski, disposée à recevoir lesdites sculptures dans un de ces plus beaux espaces verts et une université (l’UQAR), qui appui son professeur-chercheur dans ses travaux personnels en art en lui fournissant notamment un espace de travail adéquat. Sans oublier évidemment l’organisme responsable du projet, La corporation des monuments publics de Rimouski qui, depuis des années, accompagne le sculpteur dans ses démarches, et ce, avec le support de la Fondation de l’UQAR, responsable de la levée de fonds auprès des commanditaires. À ce jour, deux d’entre eux ont officiellement accordé leur appui au projet : Boralex et Cogir.

La sculpture monumentale, par sa dimension même et les problèmes techniques qu’elle comporte exige l’assistance d’une équipe de techniciens. L’artiste n’oublie pas que sans la science du designer Jacques Bodard et l’expertise d’une équipe d’artisans dévoués et compétents tels Gaston Ouellet, André Chevalier et Harold Dubé, l’ensemble des dix sculptures dont il est question en ces lignes ne serait pas réalisable. Toute œuvre d’envergure est le résultat d’une collaboration. Pour tout créateur, être au bon endroit au bon moment et trouver sur sa route les collaborateurs qu’il faut, voilà le miracle sans lequel les plus grands projets meurent dans l’œuf. Il est à souhaiter qu’une telle collaboration entre l’artiste et ses assistants fasse que L’allée des sculptures de Langevin atteigne sa complétude au plus tôt, pour le bonheur des yeux et la paix de l’esprit des habitués et nouveaux visiteurs du Parc-Beauséjour de Rimouski.           

Vous pouvez voir des photos de ces nouvelles statues dans la galerie photo.

15 Novembre 2011

Le coup d'envoi est donné au parc de sculptures

Suivez ce lien pour voir le reportage sur l'annonce du parc des sculptures de Roger Langevin au coeur du Parc Beauséjour, à Rimouski.

05 Septembre 2011

La Caisse centenaire de Matane toujours dans le vent!

Le 25 août dernier, la Caisse populaire de Matane souligna ses 100 ans en dévoilant une œuvre qui traduit à merveille son dynamisme. Pour l’artiste Roger Langevin, la thématique du cerf-volant s’imposait, car il est le résultat d’un élan suivi d’un envol : « Il résulte d’une intention, d’une énergie et de conditions extérieures plus ou moins propices. Moins celles-ci sont bonnes, plus l’effort doit y être, mais même par grand vent, le maintien et la progression du cerf-volant dans l’espace exigent concentration, stratégie et effort constant. On peut dire la même chose de bien des activités humaines, et en particulier du milieu des affaires, soumis, comme on le sait, à des facteurs externes variables. »

Au-delà cette évocation, Roger Langevin voulait aussi traduire l’engagement indéfectible de la Caisse populaire Desjardins de Matane envers la jeunesse. L’âge des personnages épouse ainsi à la fois l’activité ludique en question de même que le désir de la Caisse de prioriser cette clientèle dans son plan de développement. On remarque que le choix d’avoir deux personnages de sexes différents sans que l’un n’est préséance sur l’autre ajoute à la force du propos, la solidarité étant parfaitement illustrée par une attitude commune et la parenté du geste qu’ils posent.

Techniques et matériaux utilisés

La sculpture a été réalisée selon la technique récente développée par le sculpteur et dont les principales étapes sont : la réalisation des personnages en feuilles de styromousse; leur recouvrement  à l’aide de treillis métallique et de papier-cache; la pose d’un enduit de résine de polyester et de quatre couches de toile de verre sur l’ensemble de l’oeuvre; la pose d’une pâte de finition à base de résine de polyester appelée « résilice1 ».

L’équipe

La pose de fibre de verre a été faite en collaboration avec deux assistants de Rimouski, M. Gaston Ouellet et M. André Chevalier. La peinture a été exécutée par M. Harold Dubé.

Vous pouvez lire l'article de La Voix de la Matanie en suivant ce lien.
 

04 Septembre 2011

Roger Langevin présidera l’exposition Convergence le 27 octobre prochain

Bien qu’il ne s’adonne plus à la taille directe sur pierre ou sur bois, comme à ses débuts en 1960, mais, depuis 1975, au modelage (céramique, béton, résines), Roger Langevin a accepté d’agir comme président d’honneur de l’exposition de sculptures sur pierre des membres de l’ASPM. Cette exposition organisée par l’Association des Sculpteurs sur Pierre de Montérégie se tiendra du 27 octobre au 1er novembre 2011 à la Salle Tudor du Magasin Ogilvy de Montréal. Toutefois, comme son titre l’indique, le concept de Convergence exprime « une tendance vers un même but », ce qui permet à Roger Langevin d’aller à la rencontre d’artistes passionnés par les volumes et la taille directe.


Comme il l’évoque lui-même, l’un de ses maîtres, Armand Filion, lui disait que rien n’est plus fort et plus beau qu’une masse de pierre. C’est que la pierre, « ce fragment du monde », selon l’expression de l’analyste Henri Van Lier, par sa lourdeur, son opacité, sa permanence, son appartenance à la genèse cosmique  recèle  un « silence » qui ramène chacun de nous à l’essentiel : d’où venons-nous, qui sommes-nous, où allons-nous? Ces questions, Roger Langevin et ses nombreux collègues leur donneront des fragments de réponse en exposant leurs œuvres ou maquettes à cette occasion.

Pour en savoir plus sur l'ASPM, suivez ce lien.

01 Septembre 2011

Une rencontre d'exception

Invité par le chanteur Claud Michaud à venir entendre son récital en hommage à Félix Leclerc donné au Parc Lafontaine le 31 juillet dernier, le sculpteur fit alors la connaissance d’un artiste accompli. Pour sa part, si l’interprète tenait tant à la présence de Roger Langevin à son spectacle, c’est qu’il fut touché par le monument Debout! et la force, la présence qui en émanent. "C'était une question de respect pour un lieu, une histoire, mais aussi pour être conséquent avec l'hommage en deux temps que nous portions à Félix" dira-t-il. La rencontre donna lieu à une amitié instantanée et à une estime réciproque. Pour lire le témoignage de l’artiste visuel sur cet artiste  de la chanson et prendre connaissance du spectacle "BrassenS-Scopie" que celui-ci donnera à la Place des Arts les 29 et 30 septembre prochains, cliquez sur ces deux liens.

Sur Claud Michaud, interprète de Félix Leclerc

BrassenS-Scopie
 

04 Juillet 2011

Vente en ligne du livre de Roger Langevin : « Une vie pour sculpter »

Commandez votre copie du livre en cliquant ici ! 

09 Mai 2011

Lancement de l’ouvrage « Une vie pour sculpter » à l’UQAR

C’est le jeudi 12 mai à 17 heures, qu’aura lieu le lancement rimouskois du livre de Roger Langevin.  L’ouvrage rend compte du lien étroit qui existe entre l’art, la technique et la vie. L’auteur y évoque les personnes et les événements marquants qui l’ont stimulé dans sa démarche artistique. Il aborde aussi la question des qualités fondamentales d’un sculpteur ainsi que celle de la promotion de l’art monumental.

Ce sont les éditions GID de Québec qui sont à l’origine du projet d’édition. Si le livre a été officiellement lancé lors du Salon du livre de Québec, le monde universitaire n’est pas étranger à cette réflexion menée par l’homme de métier. En effet, c’est dans le cadre d’études en Lettres et Arts à l’Université de Provence (en lien avec sa venue à l’UQAR) que l’artiste a mis sur papier les tenants et aboutissants de sa pratique.
 
À l’occasion de ce lancement, on pourra aussi voir des extraits du récent film de Russell Ducasse Qui est Roger Langevin ? Véritable incursion dans la vie du sculpteur, ce documentaire de 50 minutes permet de mieux comprendre l’ampleur de l’œuvre de l’artiste.
 
C’est donc un rendez-vous à la salle multifonctionnelle F-205 de l’UQAR à Rimouski.
30 Octobre 2010

Dessins et musique en liesse

Le jeudi 28 octobre en soirée a eu lieu à la Galerie d’art Caroline Jacques de St-Fabien un spectacle tout à fait inédit : les improvisations sonores de Étienne Chénard et Raphaël Arsenault, à la fois violonistes et percussionnistes, ont donné le rythme et le ton au crayon feutre et au pastel à l’huile de Roger Langevin. Créant en direct une quinzaine de dessins, illustrant des personnages dans différentes scènes, l’artiste a ravi l’assistance par la dextérité de sa main et toute l’énergie de sa créativité.

Il sera possible de se procurer prochainement à la galerie l’album des 15 dessins (en tirage limité à 20 exemplaires) reproduits sur papier parchemin, dans une belle pochette de présentation. Les 40 copies signées de la quinzaine de dessins seront également en vente. Le profit des ventes sera versé à la Galerie d’art Caroline Jacques de St-Fabien.
 
Pour accéder à la galerie d'images de l'événement, suivez ce lien.
 
Le dessin, un langage
 
Dessiner, c’est écrire. Un dessin est une phrase. Au-delà de son sens, la qualité d’une phrase vient d’un agencement de mots (ponctué de signes symboliques), autrement dit d’une organisation formelle qu’on appelle composition.  Écrire est un acte solitaire.  On se parle  à soi d’abord avant de parler aux autres. De même en dessin généralement: on dessine pour soi, chez soi, en prévision d’une exposition.
 
Dessiner devant public, c’est autre chose qu’écrire, c’est comme parler à voix haute.  Non pas lire un texte ou le réciter par cœur, mais prendre le risque de tenir spontanément un discours devant du monde. Bien sûr, des erreurs (plus ou moins perceptibles) surgiront en cours de route. Qui sait cependant si ce ne sont pas ces erreurs-là qui, précisément, de même que les silences hésitants dans un discours spontané, n’ajouteront pas au dessin sur le vif un surplus de vérité. 
 
Que dire en dessin qui puisse intéresser derrière soi une réunion de personnes en attente d’un spectacle? Là n’est pas l’inquiétude du dessinateur.  Tout objet peut être prétexte à une composition formelle intéressante, aussi bien l’aile d’une libellule que « la ligne d’un sein ou le galbe d’une hanche » comme chante Aznavour.  Le plus difficile, c’est d’oublier les gens derrière soi afin de conserver intacte sa pleine concentration d’esprit; surtout de ne pas succomber à la tentation de jouer la vedette. Tenir un « discours » sincère en acceptant la trahison ou l’indocilité de sa main par instants.  Autrement dit accepter ses limites, et tenter de dire vrai du mieux qu’on peut. Bref, ne pas se prendre pour Picasso tout en visant la perfection. 
 
Roger Langevin
30 octobre 2010
 
21 Octobre 2010

« La lectrice » ouvre une nouvelle page pour la bibliothèque Lisette-Morin

À Rimouski le 21 octobre dernier s’est tenu dans le cadre de la Semaine des bibliothèques le dévoilement de « La lectrice ». Sculpture réalisée en hommage aux artistes de l’Égypte ancienne, elle fut généreusement offerte à la Bibliothèque Lisette-Morin par M. Claude Duguay, ophtalmologiste et amant de la lecture et de l'art, et par M. Mathieu Duguay, propriétaire du manoir Les Générations de Rimouski.

Inaugurée devant une trentaine d’invités et de journalistes, l’œuvre, qui combine deux techniques, fait 2,10 mètres de hauteur, 0,80 mètre de largeur et 1,30 mètres de profondeur. Roger Langevin s’est dit très fier que cette sculpture soit installée devant la bibliothèque, l’un des plus beaux édifices de Rimouski.

« La sculpture représente une femme en train de lire, dit-il, mais plus encore, elle exprime la concentration, la tranquillité, la paix. Voilà justement ce que j’ai voulu mettre en évidence, ici, au moyen de formes douces, sensuelles, solides et stables comme une architecture. Voyez les bras qui comme deux colonnes soutiennent la masse volumineuse de la tête.  Voyez  surtout le corps, en forme d’œuf  (quoi de plus paisible qu’un œuf!), qui se profile comme celui d’un chat ou, à la façon du fameux Sphynx de Giseh. »

Rappelons qu’à la même époque l’an dernier, Roger Langevin inaugurait la sculpture qu’il avait préparée pour la grande bibliothèque d’Alexandrie en Égypte.

14 Octobre 2010

Dévoilement de la sculpture « Le grand six-pieds »

C’est le samedi 9 octobre dernier par une superbe journée d’automne que le dévoilement de la sculpture « Le grand six-pieds » a eu lieu. Étaient présents à cette occasion l’auteur de la chanson ayant inspiré l’œuvre, Monsieur Claude Gauthier, l’ex Premier ministre du Québec, Monsieur Bernard Landry, la mairesse de Lac-Saguay, Madame Francine Asselin-Belisle, le directeur général de la municipalité, Monsieur Richard Gagnon, l’artiste Roger Langevin et ses trois assistants : Messieurs Gaston Ouellet, André Chevalier et Harold Dubé.

La sculpture de 2,75 mètres en fibre de verre, à l’effigie de Claude Gauthier, personnifie le héros de la chanson. « Sachant à quel point Claude est aimé des gens de la région où il est né, j’ai voulu que le visage de mon Grand six-pieds ait une ressemblance avec lui, autant physique qu’intérieure », de commenter Roger Langevin. Pour sa part, en réponse à cet hommage l’auteur-compositeur-interprète a profité de l’occasion pour chanter l’extrait bien connu :

« Je suis de nationalité québécoise-française

Et ces billots j' les ai coupés

À la sueur de mes deux pieds

Dans la terre glaise… »

 

"Le Grand six pieds veille sur Lac-Saguay", un article de Ronald Mc Gregor, L'Information du Nord

24 Juin 2010

L'oeuvre intégrale de Roger Langevin : une vitrine et un miroir Web à venir

Fervents de la sculpture, étudiants et amateurs de beaux arts seront ravis d'apprendre que l'ensemble (ou presque!) des oeuvres de Roger Langevin seront présentées sur ce site très prochainement. L'internaute pourra découvrir les créations récentes et anciennes de l'artiste, que ce soit en suivant de manière chronologique son parcours d'artiste professionnel dès le début des années '70, en explorant les types de réalisation qu'il a accomplies, ou simplement en se laissant porter par la beauté des oeuvres exposées dans la galerie photos. On y verra autant des créations dont l'inauguration n'a pas encore été célébrée que des pièces de collections privées et même des maquettes. Cet espace Web fera aussi une large place au professeur et à l'homme qui se tient derrière ses sculptures monumentales, toujours plus nombreuses à donner vie, souffle et inspiration à nos espaces publics. Inscrivez-vous à notre liste d'envoi et soyez les premiers à découvrir l'intégralité du site rogerlangevin.com lors de son lancement officiel. Bien qu'il ne soit pas encore tout à fait achevé, le nouveau site est aujourd'hui accessible en avant-première.

21 Juin 2010

La lectrice, Les générations et Le grand six pieds : trois nouvelles installations monumentales voient le jour

Après 45 ans de métier, le sculpteur Roger Langevin est loin de s'arrêter ni même de ralentir dans ses créations et ses projets de toutes sortes. Seulement cette saison, trois nouvelles sculptures monumentales ont été réalisées. Deux de ces oeuvres seront inaugurées cet automne à Rimouski: d'abord, La lectrice, devant la bibliothèque Lisette-Morin, dans le cadre de la Semaine des bibliothèques publiques le 16 octobre prochain, puis la sculpture Les générationsdans le Manoir du même nom. En effet, la dénomination de la résidence pour personnes retraitées est directement inspirée de l'oeuvre. Dans les deux cas, l'homme d'affaires Mathieu Duguay a financé en partie le travail de l'artiste et de son équipe. Une troisième oeuvre monumentale, Le grand six pieds, reprend le personnage rendu célèbre par Claude Gauthier. La sculpture s'érigera au coeur de la Municipalité de Lac-Saguay pour marquer le 100e anniversaire de la ville natale du chanteur. Pour connaître tous les détails entourant la tenue prochaine de ces événements et plus encore, nous vous invitons à vous inscrire à notre liste d'envoi.

21 Décembre 2009

La sculpture "Les amoureux" retrouvée!

Voir la nouvelle [UQAR]

30 Novembre 2009

Disparition d'une sculpture de Roger Langevin

Voir la nouvelle [UQAR]

08 Octobre 2009

Leg d'une oeuvre à la Bibliotheca Alexandrina

Rimouski, 8 septembre 2009- La Bibliotheca Alexandrina, en Égypte, verra sous peu une nouvelle page de son histoire être écrite par quelqu'un de chez nous. Cette étonnante contribution ne vient toutefois pas d'un écrivain. En effet, c'est le 8 octobre prochain que la sculpture « La Famille », créée par l'artiste Roger Langevin, et offerte par celui-ci à la réputée bibliothèque d'Alexandrie, sera inaugurée.

C'est essentiellement pour exprimer sa reconnaissance vis-à-vis de l'art égyptien que l'artiste pose ce geste: « Je souhaite modestement, par ma donation, rendre hommage aux grands maîtres d'autrefois, dont l'apport incomparable illumine toujours le patrimoine culturel universel » allègue-t-il.

La pièce « La famille » constitue le troisième et dernier exemplaire d'une oeuvre imposante, les deux précédents monuments étant érigés en permanence au Québec, soit à Mont-Laurier et à Rimouski. Coulée en résine de polyester, renforcée en fibre de verre et patinée bronze antique, l'oeuvre représente trois personnages : une femme, un homme et une enfant sont réunis de telle sorte que l'ensemble évoque une forme pyramidale. Il émane de cette sculpture toute la cohésion et l'affection qui caractérise l'épanouissement d'une famille. « Pour moi, le thème de la famille est loin d'être banal. Au contraire, c'est une valeur essentielle, c'est sur la force de l'amour qui lie la famille que reposent les fondements de toute société. »

Le don puis le transport de cette sculpture, dont la silhouette évoque les trésors de l'Égypte ancienne, aura nécessité une collaboration dévouée entre l'artiste et plusieurs acteurs du monde culturel et diplomatique : l'Ambassade du Canada en Égypte, la Grande Bibliothèque d'Alexandrie, le Bureau des affaires culturelles et de l'éducation du consulat général d'Égypte à Montréal. Au nombre des invités de marque qui sont conviés à la cérémonie du 8 octobre, les organisateurs compteront sur la présence d'une délégation du Québec et du Canada.

L'artiste et professeur de l'Université du Québec à Rimouski compte également sur cet événement et une conférence pour faire connaître sur le plan international l'école de sculpture monumentale qu'il dirige et anime dans le cadre de son enseignement au département des sciences de l'éducation de l'UQAR.

Mon projet de léguer une sculpture à l'Égypte est né d'un rêve: celui d'exprimer ma reconnaissance et mon admiration envers des artistes égyptiens d'autrefois, en particulier les sculpteurs, mes frères disparus, dont je me sens parfois si proche, par-delà tant de siècles écoulés."
- Roger Langevin